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Acheter une voiture d’occasion

thematiques 31 janvier 2015
Acheter une voiture d’occasion

Acheter une voiture d’occasion permet souvent de réaliser de substantielles économies, mais augmente aussi les risques de faire une mauvaise affaire. Même s’il n’est pas absolument indispensable d’être le roi de la mécanique pour profiter des avantages du marché de la seconde main, le respect de certaines règles permet d’éviter des déconvenues. ( plus de 2 000 000 de voitures d’occasion vendues en 2012)

Ce qu’il faut savoir pour éviter les mauvaises surprises :

  • Déterminer un budget maximum : Se fixer une limite à ne pas dépasser permettra de mieux cibler votre recherche.
  • Payer le juste prix : Dès que vous êtes fixé sur l’achat d’un modèle et que vous avez déterminé votre budget, regardez les annonces et comparez leurs prix par rapport à la cote. Vérifiez si l’annonce correspond bien aux conditions de cotation : kilométrage, finition…. En règle générale, on retient une moyenne de 15 000 km/an pour un modèle essence et 25 000 km/an pour un diesel, mais cela dépend aussi de la catégorie du véhicule.
    Si le kilométrage est en dehors de ces valeurs, il faudra ajuster le prix.
    Attention en effet à ne pas se faire « vendre » certains équipements comme des options alors qu’elles sont en série.
    Dans tous les cas, une voiture âgée de plus de 5 ans ne peut voir son prix augmenter sensiblement par la présence d’une option quelconque.
  • Essayez la voiture : L’essai routier est indispensable et incontournable ! Il ne faut jamais acheter sans avoir roulé avec la voiture. Si le vendeur refuse de passer le volant, il faut chercher une autre occasion.
  • Prenez votre temps : Pour examiner un véhicule avec attention, il faut compter une demi-heure. Faire un tour attentif de la voiture en regardant la carrosserie de près : placé à contre-jour, au ras de la peinture afin d’essayer de repérer d’éventuelles traces de ponçage (micro-rayures en cercle) synonymes de réparation ou des différences de teinte. L’intérieur du capot moteur donne aussi son lot d’indications : en fonction du kilométrage, il serait vraiment suspect qu’il soit étincelant de propreté. Il faut ensuite essayer de repérer d’éventuelles étiquettes collées par un garagiste, susceptibles de contenir la date et le kilométrage de la dernière révision (sous le capot, sur le montant de la porte du conducteur…). Comparez le chiffre indiqué avec celui du compteur, celui marqué dans le carnet d’entretien et sur les éventuelles factures. La sellerie, les caoutchoucs de pédales, la moquette et les tapis de sol sont de bons indicateurs pour déceler un âge avancé. Vérifiez aussi l’usure des pneus et des jantes pour repérer les éventuelles traces de chocs susceptibles d’avoir provoqué une déformation des trains roulants.
  • Achetez en plein jour : Il ne faut pas acheter une voiture dans un sous-sol ou à la tombée de la nuit, sous l’éclairage de réverbères, ou sous une pluie battante. Les défauts seront nettement moins visibles dans ces mauvaises conditions de luminosité..
  • L’achat à un professionnel : Les modèles vendus par un professionnel (concessionnaires, agents, garagistes indépendants ou spécialistes de l’occasion) sont souvent plus chers. Mais, en tant que professionnels, ils engagent leur responsabilité sur la bonne marche du véhicule, ce qui est plutôt rassurant. L’autre bonne nouvelle, c’est que leurs véhicules ont généralement bénéficié d’une révision complète et sont accompagnés d’une garantie (à partir de 3 ans et selon l’ancienneté de l’occasion). Attention toutefois : la garantie ne couvre parfois que le moteur et la boîte de vitesses, et pour un kilométrage limité.
    L’achat à un professionnel peut donc se faire avec une certaine confiance, en ayant pris soin de procéder à quelques vérifications d’usage : essai du véhicule, présence du carnet d’entretien, état des pneus…
  • L’achat à un particulier : Avec un minimum de psychologie, il est possible de confondre un vendeur peu recommandable. Au moment de prendre contact avec lui, il est judicieux de noter ses réponses. Posez un maximum de questions : Pourquoi vendez-vous votre voiture ? Quand l’avez-vous achetée ? Quels types de trajet avez-vous effectués ? S’agit-il d’une première main ? .
  • Les enchères et ventes sur parking : Attention, les risques sont très élevés ! En effet, les enchères ne permettent pas d’essayer le véhicule ni de connaître son origine. Pourtant très alléchantes, avec des réductions pouvant atteindre 50 %, les enchères ne sont intéressantes que pour les fins connaisseurs en mécanique.
    En effet, vous n’avez pas la possibilité d’essayer la voiture ni de soulever le capot. Seul le contrôle technique vous est présenté, ce qui n’est pas suffisant pour connaître avec précision l’état d’un véhicule. En outre, il faut ajouter des frais de transaction au prix de l’adjudication : un « détail » qui gonfle la facture de façon substantielle.
    Quant aux « mini-salons » organisés le dimanche sur les parkings de supermarché, ils regorgent de véhicules aux origines parfois douteuses et de vendeurs peu scrupuleux aux méthodes souvent condamnables. Il est alors difficile de trouver un véhicule irréprochable. Même en étant un fin connaisseur, le risque est important : mieux vaut éviter ce genre de transaction.
  • Internet : redoublez de prudence : Attention, les arnaques et les arnaqueurs sont largement représentés ! Internet ne doit servir qu’à dénicher la bonne affaire. Une fois cette étape effectuée, l’achat devra impérativement se faire de façon traditionnelle, ce qui inclut l’indispensable essai de la voiture. En outre, il ne faut jamais rien payer avant cette étape, même pour « réserver » la voiture et éviter les paiements à distance (virement ou mandat cash), qui ne garantissent vraiment pas que l’on verra un jour la voiture.01/2015

 

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