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Affection iatrogene

thematiques 16 juin 2012

Définition du mot « iatrogene »

Nous voudrions tant que le mot ‘’iatrogène’’ reste réservé aux cruciverbistes que nous allons vous mettre en garde contre lui !
Il s’applique à un trouble, une réaction, une maladie causés par un ou plusieurs médicaments. Avec le développement de l’automédication, et surtout de la publicité qui met en scène le médicament en le présentant comme une sorte d’Elixir de jeunesse, les conseils des pharmaciens sont plus indispensables que jamais. Malheureusement, ils restent rares. C’est donc aux malades de s’auto-informer avant de s’auto-soigner !

Ces problèmes iatrogènes peuvent résulter de différents facteurs. Tout d’abord, une allergie à l’excipient peut se produire, car ces excipients ne sont pas des aromates inoffensifs ! Certains sont ‘’à effet notoire’’, comme le lactose, l’arachide, l’amidon de blé, etc…

Ils peuvent également être provoqués par une contre-indication ou une allergie au principe actif lui-même : par exemple, l’aspirine est contre-indiquée aux personnes ayant un ulcère ou une insuffisante coagulation ; autre exemple, allergies aux pénicillines, ou au propranolol (car les problèmes iatrogènes peuvent aussi être causés par des médicaments délivrés sur ordonnance). Enfin, des interactions entre des médicaments incompatibles entre eux ou, au contraire, appartenant à la même ‘’famille’ peuvent générer de graves problèmes.

Certaines substances sont ennemies entre elles et leur association devient une sorte de ‘’cocktail explosif’’. D’autres ne doivent pas être associées car, appartenant à la même ‘’classe’’ chimique, elles présentent des effets secondaires accrus, ou carrément multipliés. C’est le cas de l’aspirine et de l’ibuprofène, dont la prise associée aggrave le risque d’hémorragie.

S’il est légitime de vouloir faire des économies, soyez quand même très prudents avec les contrefaçons vendues sur Internet. Quant à l’utilisation des ‘’restes’’ de votre armoire à pharmacie, elle peut se faire après avoir pris la précaution de relire l’ordonnance du médecin, de vérifier à quel membre de la famille, quand et dans quelles circonstances le médicament avait été prescrit. Ne vous contentez pas de la date de péremption, un médicament n’étant pas un bonbon.

L’Agence française de Sécurité Sanitaire des produits de santé a mis en ligne (gratuitement) sur Internet (www-afssaps.fr) un site répertoriant tous les médicaments de marque, ainsi que leurs génériques, qui mentionne aussi les excipients ‘’à effet notoire’’, le cas échéant.

Prenez une bonne habitude : accordez moins d’attention aux médicaments vantés par la publicité, à leur emballage, à leur mise en valeurs en officine. En plus de leur nom commercial, vérifiez leur DCI (Dénomination Commune Internationale), c’est-à-dire le nom de leur principe actif. Car on ne doit pas prendre un médicament comme on prend un ‘’Perrier’’, ou un ‘’Ricard’’, ou un ‘’Carambar’’…

MT/06/2012

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