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Obésité des enfants

thematiques 8 février 2011

Harcèlement alimentaire des enfants: publicités télévisuelles

Seule une loi peut mettre fin au harcèlement alimentaire des enfants !

Un an après la publication de son enquête sur le rôle de la publicité télévisée dans l’obésité infantile, l’UFCQue Choisir démontre, étude à l’appui, que le harcèlement alimentaire des enfants à la télévision ne faiblit pas !
87 % des publicités diffusées lors des programmes pour enfants portent sur des produits très gras ou sucrés !
L’absence de progrès notable (en 2006, 89 % des spots portaient sur des produits gras ou sucrés) montre que les annonces de l’industrie au cours de ces douze derniers mois, n’étaient que des engagements en trompe-l’oeil.

En concentrant sa communication publicitaire sur des produits manifestement déséquilibrés, l’industrie agroalimentaire participe, aux côtés des cantines défaillantes et des rayons déséquilibrés des grandes surfaces, à l’augmentation alarmante de l’obésité infantile. Quant aux pouvoirs publics, en refusant de se saisir de ces dossiers, ils acceptent qu’avec une augmentation annuelle de 5,7 %, la France prenne la voie des Etats-Unis où 66 % des personnes sont en surpoids ou obèses.

Aux côtés des autres associations concernées par la problématique de l’obésité infantile (AFD, ANDRM, CCC, FCPE, PEEP,2), l’UFC-Que Choisir demande donc aux parlementaires de voter une loi interdisant la diffusion des publicités pour les produits les plus gras et les plus sucrés, lors des programmes pour enfants.

Pour être efficace, cette mesure doit aussi s’inscrire dans le cadre d’une politique globale de prévention de
l’obésité infantile, s’attaquant à l’ensemble des facteurs identifiés. l’UFC-Que Choisir propose notamment d’instaurer une TVA sociétale alimentaire en appliquant un taux de TVA majoré à 19,6 % aux produits les plus riches en matières grasses, sucre ou sel, pour inciter les consommateurs à se reporter sur des produits plus sains, bénéficiant d’un taux de TVA minoré. Par ailleurs, les critères nutritionnels applicables aux cantines scolaires doivent devenir obligatoires.

L’UFC-Que Choisir refuse de laisser la pandémie progresser sans réagir et appelle les députés à prendre leurs responsabilités. A cet effet, l’UFC-Que Choisir part en campagne :

  • Sur Internet, avec le site www.obesipub.org où les internautes peuvent demander aux parlementaires d’agir pour que la télévision arrête de faire avaler n’importe quoi à nos enfants.
  • Sur le terrain, où ses associations locales vont organiser en octobre et en novembre des conférences-débats pour sensibiliser l’opinion publique et les élus.


1- Sur 382 spots portant sur des produits alimentaires, enregistrés lors des programmes pour enfants sur 4 chaînes nationales et 1 chaîne thématique enfant, pendant deux semaines consécutives.
2- Association Française des Diabétiques, Association Nationale des Directeurs de la Restauration Municipale, Association de la
Restauration Collective en Gestion Directe, Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, Parents d’Elèves de l’Enseignement Public

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UFC Que Choisir de Marseille et des Alpes Maritimes

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