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Réparation et entretien automobile

thematiques 22 octobre 2012

Avis de l’Autorité de la Concurrence sur la réparation et l’entretien automobiles

L’UFC-Que Choisir accueille avec une réelle et profonde satisfaction l’avis de l’Autorité de la Concurrence sur l’entretien et la réparation automobiles qui confirme le caractère sclérosé de ces marchés et appelle, comme l’association, à une libéralisation des pièces détachées de carrosserie.

Le contrôle technique établi par l’Autorité de la Concurrence est sans appel : la concurrence est bel et bien en panne sur ces marchés au détriment des consommateurs et des équipementiers. Si l’Autorité pointe l’existence de nombreuses clauses abusives ou illicites sous le capot des contrats constructeurs pour exiger une impérative révision de ceux-ci pour plus de clarté, les entraves à l’accès – pourtant obligatoire – aux informations techniques des constructeurs pour l’entretien et la réparation automobiles ou encore alerte sur l’effet négatif des prix conseillés sur la concurrence, c’est avant tout l’inadmissible monopole des constructeurs sur les pièces détachées que le gendarme de la concurrence stigmatise.

Confirmant les constats répétés par l’UFC-Que Choisir, citée d’ailleurs dans son avis, l’Autorité de la Concurrence souligne ainsi que le monopole des constructeurs français sur les pièces détachées visibles est plus qu’une exception en Europe, c’est un véritable privilège très chèrement payé par les consommateurs. L’argument tarte à la crème de l’emploi, élevé par les constructeurs pour freiner la libéralisation, ne résiste pas à l’analyse approfondie de l’Autorité qui dans son avis le balaie d’un revers de main : les pertes très limitées d’emplois seraient (au minimum) compensées par des créations de postes chez les équipementiers.

L’UFC-Que Choisir accepte, comme le propose l’Autorité, que cette libéralisation soit progressive si tant est que le calendrier de mise en œuvre soit raisonnable, c’est-à-dire que la libéralisation totale n’excède pas 3 ans.

Sur la base de cet avis, qui vient clore une intolérable campagne de mystification et d’intimidation des constructeurs, l’UFC-Que Choisir demande donc au gouvernement d’adopter une politique volontariste et de mettre sans délai le monopole des constructeurs en pièce détachées.

CP/FD/10/2012

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UFC Que Choisir de Marseille et des Alpes Maritimes

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