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Sport et accidents

thematiques 9 décembre 2012

Sport et accidents; Le mauvais tandem

L’activité physique est bénéfique. Mais elle est aussi source d’accidents. Une étude menée pendant un an en Côte-d’Or apporte des éclairages nouveaux sur le sujet et montre l’importance des actions de prévention. Pour tous les sports et tous les publics.

Le sport, c’est bon pour la santé, bon pour le moral ! Il apporte bien-être, réduit les risques cardio-vasculaires, l’obésité, le diabète, l’hypertension et favorise aussi les échanges entre les personnes. C’est la raison pour laquelle il figure dans le Programme national nutrition santé (PNSS), avec pour slogan « Bougez pour la santé ». L’engouement pour les activités sportives a augmenté – en 1967 seuls 39 % des plus de 15 ans déclaraient pratiquer un sport, contre 71 % en 2003 – mais cela ne va pas sans risque. Des accidents sportifs seraient en effet à l’origine de 910 000 recours aux urgences chaque année (soit 20 % du total des accidents de la vie courante), dont 63 000 suivis d’une hospitalisation. Bien plus que pour les accidents de la circulation (39 811). Et bien trop.

Une étude bienvenue

Ces accidents sont nombreux, mais on en parle peu. Pourquoi ? Les données existent, mais elles sont éparses et ponctuelles. Elles concernent soit un sport (roller, équitation, activités en montagne…), soit une classe d’âge (les adolescents…). L’étude menée en Côte-d’Or pendant un an (avril 2009 à mars 2010), et que vient de publier l’Institut national de veille sanitaire (INVS), est la première de cette envergure. Elle balaie un maximum de sports pour une population composée d’enfants et d’adultes. Les données ont été recueillies dans 6 établissements dotés d’un service d’urgence ; des enquêtes téléphoniques ont complété le tableau pour connaître les circonstances de l’accident et ses conséquences un an après.

Quel est le bilan ?

Les chiffres d’abord : 464 admissions aux urgences suivies d’une hospitalisation, 6 décès, 21 admissions en réanimation, 44 séjours de 7 jours ou plus et 21 accidentés déclarant un handicap. Ensuite, des informations sur les 4 groupes de sports à l’origine de trois quarts de ces accidents : le cyclisme, les sports d’équipe (foot, rugby…), l’équitation et les sports mécaniques (moto, quad…). Puis des détails sur la population (la moitié des accidentés a moins de 20 ans) et les conséquences un an après : 70 % des plus de 20 ans ont gardé des séquelles, contre 30 % des moins de 20 ans. Avec des répercutions sur la vie personnelle et professionnelle : moral affecté, rééducation, arrêts de travail, douleurs, atteintes à la mobilité, atteintes esthétiques…

De la nécessité de campagnes ciblées

Au vu de ces résultats, et pour ne pas décourager la pratique d’activités physiques, l’INVS recommande d’inclure un volet prévention dans le Programme national nutrition santé. Il faut réduire ces accidents, en insistant sur les capacités physiques, l’équipement et les comportements. Et de citer quelques exemples : pour le cyclisme, rappeler l’importance du port du casque et de vêtements visibles, sans oublier des informations sur le risque cardiaque ; pour l’équitation, la protection du tronc mériterait une réflexion (40 % d’atteintes) ; les sports mécaniques méritent aussi l’attention (41 % de comportements inadaptés) voire des études spécifiques, notamment sur le quad, à l’origine de nombreux accidents.


Micaëlla Moran- www:quechoisir.org

12/2012

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